19/11/2005

Logements sociaux d'après le Parisien

Voici les chiffres du logement social dans le 92 d'après  Le Parisien (17-11-2005)  :

Neuilly 2,6%, Sceaux 11,4%, Antony 11,1%, Levallois 18,8%, Courbevoie
19.5%, Montrouge 19.9%. Un chiffre qui tranche avec les 20,2 % annoncés dans Montrouge Magazine de novembre - décembre 2005 !

Et de poursuivre avec cet article daté du même jour :

Montrouge a trouvé le bon dosage
 
MONTROUGE, ses immeubles de pierres de taille et de briques, ses  ruelles pavées bordées de pavillons et aussi ses HLM, dont la plus  célèbre, celle de la Solidarité, dite la Solo, où a grandi Coluche. Disséminés sur le territoire de cette commune des Hauts-de-Seine, les logements sociaux représentaient 19,9 % au 1 e r janvier dernier. Ils sont aujourd'hui près de 20,5 %, selon la mairie, qui met en avant son effort constant de construction.« Depuis les années 1990, les livraisons respectent la loi, explique Carole Bourgeois, responsable de l'urbanisme. Dès qu'il y a une opération d'envergure, on construit en moyenne de 30 % à 35 % de logements sociaux. Sur les petites opérations gérées par des promoteurs privés, c'est beaucoup plus difficile de leur imposer une telle part de logements sociaux car nous n'avons pas de règlement d'urbanisme coercitif en la matière. »
 
 « Ce qui est bien ici, c'est qu'il n'y a pas de grands ensembles ni de fortes concentrations »
 
Pour les habitants rencontrés hier, le seuil de 20 % semble être « le point d'équilibre pour une ville comme Montrouge », ainsi que l'estime Alain. « C'est un village et il ne faut pas en bouleverser les  proportions sociales », ajoute le retraité. Salah pense pour sa part  qu'« on pourrait néanmoins en construire davantage tant il y a de demandes en souffrance ». Claude et Jeannine pensent, quant à eux, que c'est suffisant. « 20 %, c'est bien, explique Jeannine. C'est une  petite ville et il ne faut pas trop construire. » Claude estime que, « si l'on doit en construire d'autres, il faut privilégier les petits  bâtiments ». Une idée partagée par Suzanne, une habitante de la Solo. « Ce qui est bien ici, c'est qu'il n'y a pas de grands ensembles ni de fortes concentrations, explique-t-elle. Les HLM sont importants, comme le mélange des populations, c'est pourquoi il faut continuer à en construire, mais des petits et un peu partout dans la ville. » Rencontrées devant l'office HLM de la ville, Ouarda et Guondouz  pensent que « le taux idéal serait 100 % » tant elles « ont galéré pour avoir leur appartement ». Un taux utopique que la ville n'atteindra jamais, d'autant que Montrouge a choisi de faire un effort  particulier sur les logements intermédiaires (PLI). « En première couronne de Paris, le PLI est un outil précieux pour nombre de familles qui veulent sortir du social mais ne peuvent pas accéder au privé, vu l'écart des prix. » A Montrouge, on estime d'ailleurs que « le PLI devrait entrer dans les critères du logement social ».
 
Sylvain Merle et Gaëtane Bossaert

Le Parisien , jeudi 17 novembre 2005