09/05/2006
Un questionnaire pour quoi faire ?
Chaque foyer montrougien (sauf couac de distribution) a reçu deux questionnaires envoyés par la municipalité afin que chacun puisse donner « son avis sur les règles qui modèleront Montrouge dans les prochaines années », c’est-à-dire les règles du nouveau PLU (Plan local d’urbanisme) [1] Un 4 pages d’enquête qui porte la marque du sérieux de la TNS/Sofres. Une bonne initiative : on nous donne la parole et on va nous écouter…
Mais à y regarder de plus près, on trouve peu de questions qui permettraient de construire un projet de réglementation du PLU à partir du jugement des habitants et pas non plus un pré-projet de la municipalité sur lequel on demanderait aux Montrougiens de se prononcer. L’enquête se présente comme une suite de questions portant sur la perception de Montrouge (question 1 – mais l’évolution récente de Montrouge n’est pas interrogée), sur un diagnostic (où faites-vous vos courses, comment vous déplacez-vous), sur des orientations générales (quelles priorités : l’environnement, le déplacement, etc.), sur les perspectives d’une politique municipale (les équipements, les espaces verts publics, etc.), mais les questions directement consacrées à la réglementation du PLU sont une minorité (8, 10, 16, 17, 19).
Rappelons que la décision d’élaborer un PLU avait été prise en novembre 2002. Qu’un diagnostic a été rédigé entre juillet 2003 et février 2004. Que le PADD (Projet d’Aménagement et de développement Durable) qui fixe les grandes orientations du PLU a été voté par le Conseil municipal en juin 2004. Que les règles d’urbanisme du PLU sont en cours de fabrication. Quatre années écoulées et avec ce questionnaire, on a l’impression qu’on revient au point de départ. Ou alors la réglementation se prépare de toute façon par ailleurs et la consultation n’est qu’une (coûteuse) opération de communication ? Une opération destinée à justifier la politique urbaine déjà suivie et à se parer des vertus de la démocratie locale ? Une opération qui vise d’autres échéances que le PLU ? La question peut être posée.
Jusqu’en 2005, la concertation autour du PLU avait été minimum, avec une exposition en avril 2004. Début 2005 Particip’actif, avait lancé l’idée d’ateliers thématiques ouverts à la population, pour discuter de l’élaboration du PLU. Le Maire avait repris l’idée et organisé 4 rencontres autour du PLU en novembre-décembre 2005. Des rencontres utiles mais ponctuelles, sans suivi, malgré le souhait exprimé par les participants de poursuivre un débat public. Et puis arrive le questionnaire. Il a été élaboré, nous dit le Maire, à partir des remarques des participants aux quatre rencontres : ce n’est pas tout à fait exact, bien des points soulevés lors de ces rencontres n’y figurent pas.
Mais, nous dira-t-on, il y a le label professionnel de la TNS/Sofres. Il faudrait connaître la méthode de dépouillement, d’interprétation et de publication des résultats. Rien ne permet de préjuger que l’échantillon des personnes qui ont répondu sera représentatif. Rappelons que la Mairie reste maître de choisir ce qui sera publié ou pas du dépouillement et de l’interprétation de la TNS/Sofres [2]. La partie « votre profil » du questionnaire pourrait permettre à notre autorité municipale d’identifier et de cibler certaines catégories d’électeurs.
Résumons l’impression qui se dégage de notre analyse des chapitres Renouvellement urbain, Environnement et Déplacements, à consulter : à côté de questions utiles, d’autres très générales dont le résultat n’engage pas à grand-chose, des formulations parfois orientées, des questions à l’éventail de réponses trop fermé, des questions manquantes enfin. Un questionnaire minimaliste (mais pouvait-il en être autrement pour ce type d’opération ?) qui ne permet d’envisager aucune dynamique audacieuse pour notre ville. Dommage.
A suivre : le renouvellement urbain
Mais à y regarder de plus près, on trouve peu de questions qui permettraient de construire un projet de réglementation du PLU à partir du jugement des habitants et pas non plus un pré-projet de la municipalité sur lequel on demanderait aux Montrougiens de se prononcer. L’enquête se présente comme une suite de questions portant sur la perception de Montrouge (question 1 – mais l’évolution récente de Montrouge n’est pas interrogée), sur un diagnostic (où faites-vous vos courses, comment vous déplacez-vous), sur des orientations générales (quelles priorités : l’environnement, le déplacement, etc.), sur les perspectives d’une politique municipale (les équipements, les espaces verts publics, etc.), mais les questions directement consacrées à la réglementation du PLU sont une minorité (8, 10, 16, 17, 19).
Rappelons que la décision d’élaborer un PLU avait été prise en novembre 2002. Qu’un diagnostic a été rédigé entre juillet 2003 et février 2004. Que le PADD (Projet d’Aménagement et de développement Durable) qui fixe les grandes orientations du PLU a été voté par le Conseil municipal en juin 2004. Que les règles d’urbanisme du PLU sont en cours de fabrication. Quatre années écoulées et avec ce questionnaire, on a l’impression qu’on revient au point de départ. Ou alors la réglementation se prépare de toute façon par ailleurs et la consultation n’est qu’une (coûteuse) opération de communication ? Une opération destinée à justifier la politique urbaine déjà suivie et à se parer des vertus de la démocratie locale ? Une opération qui vise d’autres échéances que le PLU ? La question peut être posée.
Jusqu’en 2005, la concertation autour du PLU avait été minimum, avec une exposition en avril 2004. Début 2005 Particip’actif, avait lancé l’idée d’ateliers thématiques ouverts à la population, pour discuter de l’élaboration du PLU. Le Maire avait repris l’idée et organisé 4 rencontres autour du PLU en novembre-décembre 2005. Des rencontres utiles mais ponctuelles, sans suivi, malgré le souhait exprimé par les participants de poursuivre un débat public. Et puis arrive le questionnaire. Il a été élaboré, nous dit le Maire, à partir des remarques des participants aux quatre rencontres : ce n’est pas tout à fait exact, bien des points soulevés lors de ces rencontres n’y figurent pas.
Mais, nous dira-t-on, il y a le label professionnel de la TNS/Sofres. Il faudrait connaître la méthode de dépouillement, d’interprétation et de publication des résultats. Rien ne permet de préjuger que l’échantillon des personnes qui ont répondu sera représentatif. Rappelons que la Mairie reste maître de choisir ce qui sera publié ou pas du dépouillement et de l’interprétation de la TNS/Sofres [2]. La partie « votre profil » du questionnaire pourrait permettre à notre autorité municipale d’identifier et de cibler certaines catégories d’électeurs.
Résumons l’impression qui se dégage de notre analyse des chapitres Renouvellement urbain, Environnement et Déplacements, à consulter : à côté de questions utiles, d’autres très générales dont le résultat n’engage pas à grand-chose, des formulations parfois orientées, des questions à l’éventail de réponses trop fermé, des questions manquantes enfin. Un questionnaire minimaliste (mais pouvait-il en être autrement pour ce type d’opération ?) qui ne permet d’envisager aucune dynamique audacieuse pour notre ville. Dommage.
A suivre : le renouvellement urbain
17:40 Publié dans Suite du PLU | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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