09/05/2006
Questionnaire, suite. Le renouvellement urbain.
Le chapitre 2 du questionnaire Mairie-TNS/Sofres d’avril 2006 concerne le renouvellement urbain.
Question 3 : Les équipements. Question importante. Notons l’absence parmi les réponses proposées des équipements sanitaires et sociaux à l’échelle de la commune et d’une référence aux besoins des personnes âgées.
Question 4-5. « La ville de Montrouge a fait beaucoup d’efforts au cours des dernières années en matière de construction de logements ». Le Maire, en effet, a délivré de nombreux permis de démolir et de construire aux promoteurs. La densité de Montrouge est devenue équivalente à celle de Paris, la population a été renouvelée et les prix du foncier ont explosé.
Le libellé des questions induit certaines réponses. Question 4, « le logement reste un problème pour de nombreuses familles » ; réponse suggérée : il faut encore construire. Question 5, Montrouge « conformément à la loi, comporte 20% de logements sociaux » (notons qu’il n’y a pas si longtemps le % était bien plus élevé) ; réponse suggérée : on a assez de logement social. Si on est partisan d’un arrêt des constructions, sauf du logement social, comment le signifier sans contradiction ? Et quel type de logement social préconiser ?
Question 7. « La Ville de Montrouge compte environ 800 pavillons et 35 ont été construits ces dernières années. » Affirmation tronquée : en 1999 étaient recensés 855 pavillons. Il y a eu des destructions. Quant aux 35 pavillons neufs, ils ressortent plutôt de la catégorie « maisons de ville » en béton que de la catégorie pavillons en meulière.
Le choix des réponses est réducteur, on nous parle de nombre de pavillons. Mais l’idée que la priorité serait de préserver et de réhabiliter les pavillons de caractère est éliminée. La nécessité de protéger les zones pavillonnaires par une réglementation adéquate avait été soulevée lors des Rencontres. Rien à ce sujet n’apparaît explicitement dans le questionnaire : la notion de zonage est éliminée.
Questions 8 et 12. Les implantations sur les parcelles (à l’alignement, en retrait…) et les hauteurs des constructions (en fonction des immeubles voisins, de la largeur de la rue…). Ce sont des questions essentielles portant sur la réglementation PLU. Mais elles restent générales dans les propositions de réponse. Difficile pour le lecteur moyen de se rendre compte de toutes les conséquences d’un choix. Aucune proposition chiffrée (de distance ou de hauteur). La question de l’emprise au sol des constructions est absente, ainsi que l’idée d’imposer un % d’espace de pleine terre. Aucune comparaison avec le POS (Plan d’occupation des sols) actuel n’est présentée. Des notions centrales du POS sont éliminées de la problématique du questionnaire : celle de zonage, celle de COS (Coefficient d’occupation des sols). Sans explication.
Question 13. La protection architecturale. Le cadre de réponse est symptomatiquement réduit alors que des dizaines de bâtiments sont inventoriés sur Montrouge par les services du Patrimoine, dont un certain nombre ont déjà été détruits. Rien non plus sur l’idée que des friches industrielles, dont beaucoup ont disparu au profit d’immeubles neufs, puissent être récupérées, réhabilités et transformées en lieux d’activités culturelles.
Question 14. Surgie au détour du questionnaire, lancée comme un ballon d’essai, l’idée de construire « une tour de bureaux à l’architecture remarquable » - « pour dynamiser l’image de la ville » : Curieux argument. D’autant qu’existe déjà une tour avec des bureaux vacants, Appolonis, Porte de Châtillon. Il est étonnant que ce soit le seul projet concret présenté par la Mairie. Par contre on notera des oublis significatifs : aucune référence à un projet de réaménagement du centre ville, ni au devenir du site Schlumberger.
à suivre : l’environnement
17:35 Publié dans Logement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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