11/01/2006
Un parc public sur le site Schlumberger ?
Rappelons que l’ex-site Schlumberger s’étend sur 8 ha, dont la moitié en parc paysager (conçu par Chemetoff), l’autre moitié en bâtiments (dont ceux rénovés par Renzo Piano dans les années 1980) et qu’il a été récemment racheté par la société Carlyle. Au POS actuel de Montrouge, il est classé en zone UF, c’est-à-dire en zone d’activités, et le parc est inscrit comme « Espace vert intérieur à protéger »
En novembre 2004, le conseil municipal vote un « périmètre d’aménagement d’ensemble » sur un domaine un peu plus large que le site proprement dit (voir le plan tiré de Montrouge Magazine). Dès cette date, « une étude de faisabilité » est engagée pour « un aménagement urbain harmonieux du site ».
Un projet de modification du POS est actuellement consultable au nouveau Centre administratif, pour enquête d’utilité publique. Il instaure « deux servitudes sur les anciens terrains Schlumberger ».
Première servitude, une « inscription de l’espace vert central en emplacement réservé ». L’objectif est de donner à la ville « le moyen d’acquérir cet espace pour le rendre d’usage public » en tant qu’espace paysager.
Deuxième servitude, l’instauration d’« un périmètre d’inconstructibilité sur le site Schlumberger et ses abords », c’est-à-dire sur le périmètre voté en 2004.
On est en face de deux mesures conservatoires opposables par la Mairie à toute autorisation de démolition et de construction. On ne peut qu’applaudir à ces mesures de précaution. Elles répondent au souhait de nombreux Montrougiens de conserver le parc et de le rendre accessible au public (voir à ce sujet notre enquête).
Néanmoins, il faut rester vigilant. L’Express du 01/12/2005 présentait la brève information suivante : BNP Paribas Immobilier « va construire à la place des anciennes usines Schlumberger ». Peut-être le projet d’une grosse opération immobilière, côté Avenue Verdier, à la place d’Areva, dont le bail arrive à expiration en 2007 ?
L’information de l’Express est sans doute prématurée. Il semble probable qu’on va d’abord procéder à une rénovation des bâtiments Renzo Piano (côté Nord-Ouest du site). Ajoutons que le périmètre d’étude englobe l’Avenue Gabriel Péri, une voie départementale visée par une mesure d’alignement.
Quant au parc lui-même, la municipalité n’a sans doute pas les moyens de l’acheter, vu le prix du foncier. Les mesures prises visent donc à se donner des atouts en vue d’une négociation avec les nouveaux propriétaires, dans le but d’ouvrir au moins une partie du parc au public (à noter que la partie centrale du parc est solidaire de salles installées en sous-sol).
Voilà quelques données du problème. Deux questions :
Quels seront les termes de l’échange dans une telle négociation ? On aimerait être informé.
Quelle sera la concertation avec la population pour le projet d’aménagement du futur parc public ? Particip’actif a des idées sur ce sujet.
Etienne Lang
Voir aussi: Rencontre avec le Maire
11:25 Publié dans Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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